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- la taille du verre , p1
- le moule , p1
- le plâtre , p1
- l’outil , p1
la problématique
La SAR disposait d’un miroir bien ébauché et déjà en partie douci, mais sans avoir sa contre-partie, à savoir l’outil, le disque de verre de même courbure ayant servi à réaliser le début du travail. Pour poursuivre, il fallait donc envisager de refaire un outil.
Les préliminaires
Ayant parcouru plusieurs sites de taille de miroirs depuis des années, j’avais relevé la technique de l’outil de céramique, des carrés noyés dans du plâtre. L’inconvénient du plâtre c’est son hygroscopie, et le fait qu’il se délite lorsqu’il est mouillé, ce qui contraint l’utilisateur à vernir le disque de plusieurs couches de gomme laque pour le protéger. J’avais évoqué une réalisation en résine coulée avec inclusion de carrés de céramique ou de verre, mais la toxicité des composants et la forte exothermie de la réaction de polymérisation ne me souriaient guère. N’ayant pas l’expérience des réactions de la céramique, et le miroir étant déjà à un stade avancé de sa réalisation, j’ai opté pour le verre, en prenant le risque de peut-être devoir revenir à un abrasif plus gros que l’actuel douci. Il est un autre matériau, très proche du plâtre et pour cause, mais qui ne craint pas l’humidité, c’est le plâtre dentaire qui sert aux prothésistes à réaliser les moulages des empreintes dentaires. La finesse du grain et la dureté en font pour nous une substance de choix. J’ai pu me procurer cette matière et vous livre le cursus de cette réalisation.
la taille du verre
Tout d’abord, j’ai découpé dans une glace de 5mm des bandes de verre de 20 mm de large sur la largeur de la chute de glace dont je disposais. Je suis allé chiner chez un miroitier qui m’a fait cadeau sans problème de plusieurs chutes d’épaisseurs variées quand je lui ai montré le miroir de 125 et expliqué comment nous pratiquions notre activité. photo 1 Ensuite, j’ai découpé les carrés d’environ 20 mm, le verre est quelquefois capricieux ! La technique de découpe consiste à rayer fortement la surface de la glace avec un diamant ou une molette de vitrier, (je ne dispose que de la seconde). En frappant la surface du verre opposée à la rayure, celui-ci se fend et le carré se détache. photo 2 et 3 Il est prudent lors de cette partie de l’ouvrage, de porter des lunettes de protection et de regarder où l’on place ses doigts sur le verre. Pour de petits volumes de verre à enlever, la pince à ébrécher et les tenailles sont d’un bon secours, le verre rayé se brise de façon nette quand on le sollicite entre les mâchoires des tenailles. J’ai fait l’essai de biseauter toutes les arêtes des carrés, mais c’est une précaution superflue quand on fait preuve de prudence dans le maniement du verre. Le nombre de carrés atteint, et largement pour être sûr de ne pas rester en rade photo 4, passons à la deuxième phase : le moule.
le moule
Pour que outil et miroir aient la même courbure, la meilleure coïncidence est obtenue en moulant le plâtre de l’outil directement sur la surface du miroir. Le plâtre liquide ne peut évidemment tenir sur le miroir si l’on a pas confectionné une "cuvette" en réhaussant les bords dudit miroir. Plusieurs tours de papier un peu solide, en l’occurence du rouleau pour caisse enregistreuse, récupéré jene sais où ni quand, mais le "ça pourra toujours servir" a du bon ! Le tout maintenu et solidifié par de l’adhésif large de bricolage, et le tour es joué. photo 5 Une feuille de film alimentaire étanchéifie la cuvette. Il ne reste qu’à déposer les carrés de verre au fond de la cuvette en les répartissant de façon à couvrir grossièrement la surface. Il m’a fallu recouper quelques carrés pour "boucher des trous". photo 6
le plâtre
Et le moment crucial est arrivé : couler le plâtre dentaire dans le moule ! Petit-fils de plâtrier, mes notions d’utilisation de ce matériau étaient fort lointaines. Un souvenir cependant m’est revenu, on saupoudre le plâtre dans l’eau et on ne verse pas l’eau sur le plâtre ! Ce plâtre a pour particularité un temps de travail bref, en gros on malaxe pendant 30 à 60 secondes, on dispose de 3 à 4 minutes pour couler et la prise se fait en 10 minutes ! C’est la raison pour laquelle vous ne verrez pas de photos de cette phase du travail, je n’avais pas envie de risquer de rester avec un saladier plein de plâtre durci... Plus d’inquiétude en fait que de difficulté, car le délai est suffisant pour remplir le moule de la pâte fluide sans hâte excessive. J’ai utilisé un kilogramme de poudre et 220 ml d’eau, valeurs recommandées par le fabricant. L’échauffement de la masse est très modérée et ne semble pas avoir d’effet ni sur le film de protection, ni à plus forte raison sur la surface du miroir.
l’outil
Un délai d’une heure laissé à l’appareil pour être assez solide, et j’ai procédé au démoulage en enlevant simplement le bord de la cuvette. photo 7 Les carrés affleurent la surface et les courbures sont identiques à première vue. Les quelques courses pratiquées à sec se font sans accroc. Il reste maintenant à laisser sécher l’outil quelques jours, le fabricant parle de 48 heures dans sa documentation. D’ici le 31, la solidité maximale serra certainement obtenue et il ne restera plus qu’à tester l’objet dans les conditions réelles d’utilisation. photo 8
Je ne manquerai pas de vous faire part des résultats, mais peut-être aussi des alea de cette nouvelle expérimentation.








